Il y a des jours et des nuits qui passent et tu en as marre,

Il y a des jours et des nuits qui passent et tu as envie de crier,

Il y a des jours et des nuits qui passent, et tu as envie de tout arrêter,

La vie, celle pour laquelle on vit est celle de nos enfants,

Des fois on se dit que sans eux, la vie ne serait pas la vie,

Quand on vit, on aspire sans le savoir à donner la vie,

Et ce n’est qu’à ce moment là qu’on a l’impression de vivre,

Comment être à deux doigts de donner la vie et perdre tout, à perdre sa vie ?

Un don de la nature qui ne demande qu’à être naturel,

Mais qu’avons-nous fait pour qu’on nous enlève cette vie ?

Je crie de détresse, un cri de rage aux oreilles de ceux qui n’ont pas su protéger la vie de ce fœtus en difficulté.

Il s’accrochait à la vie, et des Hommes en robe blanche n’ont pas mesuré combien il était important qu’il vive.

Des femmes tous les jours, dans les foyers, dans les familles, perdent goût à la vie, à la perte de cet enfant qu’elles ne verront pas.

Mais le plus inconcevable, le plus insupportable est la négligence, la surestimation, le manque de rigueur et d’écoute qui habite les personnels de santé que « méritent nos pays » nous dit-on.

Comment en sommes-nous arrivés là ? Comment peut-on être ou devenir aussi insensible à la vie ?

Imaginez cette dame, affligée, désemparée dans les bras de sa mère dans sa chambre ; son époux éploré, faussement stoïque aux côtés de ses proches, on vient de leur annoncer la mauvaise nouvelle. Le bébé qui s’agitait il y a quelques heures dans le ventre de sa mère, celui qui hier donnait encore des coups de pied, était inerte, sans vie.

Quelques heures avant, on avait emmené la mère aux urgences, mais la prise en charge avait pris du temps, le médecin n’était pas en place, les infirmiers et aide soignants ne savaient pas où mettre la tête. Il s’est passé de longues heures avant que le docteur finalement arrive,  prenne péniblement une décision…

Le temps que la facture soit réglée, le temps qu’il s’occupe à des choses moins urgente, le temps qu’il trainent tous le pas, 3heures de temps n’ont pas suffi à faire une césarienne dans un hôpital publique de référence…

Élevons nos cœurs parce que bien heureusement tous les personnels de santé dans nos hôpitaux ne sont pas aussi négligents, mais élevons nos mains vers le ciel pour qu’il leur communique l’extrême volonté d’être bons, d’être responsables, d’être à l’écoute et d’être le plus professionnel possible, loin de cette manie à penser qu’on sait tout, à sous estimer ce qui mérite plus d’attention ou encore à croire qu’on ne puisse jamais se tromper.

Le plaisir envolé des parents de l’avoir entre les bras, de lui faire des câlins, de le voir grandir, de lui apprendre ses premiers mots, ses premiers pas, son premier repas, de lui essuyer ses premières larmes, l’accompagner à l’école son premier jour de classe…tout ça dans l’eau … pourquoi ?!

A toutes les femmes qui ont perdu , dans des circonstances difficiles  , leur bébé.

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